• Julien

Après le salon d'art moderne de Paris, les galeries d'art sont-elles sauvées ?

"Fluctuat Nec Mergitur" alors que la devise de la ville de Paris retentit de nouveau fièrement, devenue célèbre à différents moments de l'histoire, de la libération aux attentats, cette devise qui signifie "il est battu par les flots, mais ne sombre pas" réapparait lors du salon "Art Paris" qui se tenait à Paris jusqu'au 13 Septembre. Alors que les décisions sanitaires ont fluctué à la mesure des connaissances sur la maladie à l'origine de la pandémie de la covid, le secteur culturel est dans la majorité du territoire français coupé d'événement depuis le mois de Mars.


"Battu par les flots" : indéniblement ... Cette foire à Paris est la première depuis le confinement, appelée édition de "la résistance" elle envoie une sacrée bouffée d'espoir au monde de l'art, malgré un bilan mitigé, moins de galeries présentes c'est aussi moins de collectionneurs qui font le déplacement. C'est un écart qui se creuse un peu plus entre les galeries qui présentent des artistes aussi fabuleux que leurs côtes, tels que la galerie Obadia, Perrotin, Claude Bernard ou Templon.


"Mais ne sombre pas" , pour l'instant ... Il faut savoir que l'une des fonctions essentielles de ces foires résident dans le fait qu'elles créent un lien social entre les galeristes, les collectionneurs, les artistes et le public. Seulement la crise a dissuadé bon nombre de galerie à jouer le jeu de ce lien, tellement les emplacements sont chers et le risque du retour sur investissement incertain depuis la Covid. De ce fait, les productions les plus populaires dans le monde de l'art vont encore plus vers ceux qui peuvent y allouer des moyens excentriques.


Le péril est donc plus marqué chez les galeries qui vendent des oeuvres à moins de 10 000€ pièce. Pourtant la valeur refuge de l'art continue d'être une notion qui se confirme en période de pandémie, la dernière grosse vente de Christie's appelée "one" en juillet dernier s'est clôturée à 420 millions de dollars, soit plus de 30% de progression vis-à-vis de sa valeur estimé ... Et pendant ce temps des artistes comme Roy Lichtenstein riait de ne pouvoir s'offrir ses propres oeuvres à la moitié de sa carrière. Cette distorsion du marché est d'autant plus difficile à comprendre, que l'art contemporain est assailli par des imposteurs de toutes natures qui usurpent le titre d'artiste, comme d'autres complotistes usurpent les titres de médecins, de sociologue ou d'économiste. En cela, le balancier revient vers les galeries sérieuses qui encadrent les propositions qu'elles font à leurs clients.



En filant l'exemple de Roy Lichtenstein, avant d'être la star de l'art moderne que l'on connaît, il a aussi eu ses périodes à vide. L'après guerre a aussi été une période à la fois rude et palpitante pour les arts, la sélection économique a concentré les structures qui ont accouchées des monstres de scène contemporaine dont la fondation Guggenheim est un des archétype. Aujourd'hui, dans ce début d'après Covid, souhaitons-nous reproduire ce phénomène de concentration, où utiliserons nous internet pour créer un monde encore plus divers, et moins standardisé. A chacun de nous de savoir si on veut s'emparer du sujet culturel et d'y contribuer à notre mesure, en particulier pour ces artistes et ces lieux qui vendent des objets d'art en dessous de la barre symbolique des 10 000 €.

Souhaitons nous considérer l'art comme un bien marchant comme les autres ? Où préférons nous l'associer à une démarche intellectuelle du temps long ? C'est tout le créneau de la galerie inflorescences, où on intègre le processus de création dans une facilité de paiement pour l'acquisition de votre oeuvre. Aussi, même si notre siège social est à Bordeaux, nous pouvons nous appliquer à nous même la devise de la ville Paris, "Fluctuat Nec Mergitur" , nous traversons nous aussi comme beaucoup d'entreprises culturelles une période compliquée, mais nous ne comptons pas sombrer, nous restons combatifs comme des légions Romaine "Force et Honneur" ! ( promis c'est la dernière devise de cet article ) Dans le triptyque ci-dessous vous reconnaîtrez une exposition de Maureen Colomar, une de Fabien Yvon et une autre de Thibault Messac à l institut Bernard Magrez. Merci pour votre soutien et ensemble continuons à faire vivre l'art & nos artistes !




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