• Julien

Des moments chauds bouillants pour la culture.


Après deux ans d'existence la galerie inflorescences connaît à son tour les effets de la crise du Covid. Le secteur culturel est le second secteur le plus touché, juste derrière le tourisme en terme de préjudice financier lié à la crise sanitaire. Sans aller dans une course à la compassion, les artistes-auteurs, plasticiens, peintres, photographes, sculpteurs etc... n'ont pas accès au statut de l'intermittence ni droit au chômage ; à cheval entre deux statuts qui auraient pu leur donner accès à des aides qu'ils n'auront pas, la situation est excessivement tendue : l'été sera chaud.


Dans l' Histoire, ces situations de crises majeures font connaître des effondrements mais aussi des opportunités et des rebonds . Plaçons nous du côté de l'espérance. Où aller ?



Lorsque les collectivités et l' Etat parlent d'art, souvent ils ont du mal à parler de ce qu'ils ne connaissent que peu et ils nous disent alors ce que font les opéras, les bibliothèques ou les musées pour continuer à produire une culture institutionnalisé pendant et après le confinement. Hors, si ces structures sont essentielles, elles ne sont qu'un bout de la culture, et le gros de cet iceberg, qui fond dans un océan devenu trop chaud, à quand même la tête sous l'eau depuis déjà de longs mois.


Le ministre de la culture Franck Riester disait il y a peu dans Le Monde : « Dans cette période [...] où l’isolement et l’ennui peuvent peser, la culture a un rôle majeur à jouer, et elle peut nous aider à mieux vivre l’épreuve collective que nous traversons » plus loin il disait « la culture aura un rôle majeur à jouer et nous aurons besoin collectivement des artistes, pour nous permettre de retrouver des jours meilleurs », on avait entendait son amour des Arts mais on avait aussi alors peine à comprendre quel était son projet précis.


Si tout ceci est encore flou, avec surtout des aides pour les gros festivals, on ne peut pas dire que rien n'a été fait et "jeté le bébé avec l'eau du bain" ... Les arts vivants ont été particulièrement soutenus, théâtre, intermittents, techniciens du spectacle etc... bien plus que dans d'autres pays, était-ce suffisant pour autant ? Nous ne faisons pas de politique et ne répondrons pas à cela. De l'autre côté, les librairies, les plasticiens, les galeries eux ont au mieux eu un report de charge, un recul pour mieux sauter. Mais ... Sauter où ? Et sauter vers quoi ? ...


La culture en France n'est pourtant pas le dernier des secteurs, certes il est plus difficile de quantifier le volume de culture produite en France que les voitures qui y sont construites, pourtant le secteur culturel, qui vit de peu, emploie plus que le secteur automobile tout entier dans notre pays. A cela le ministère répond que l' Histoire « a souvent montré qu’à la sortie des crises il y avait un besoin de réinvestir la culture, (...) pour permettre de réinventer une société nouvelle, de réinventer des solidarités, de retisser des liens nouveaux, et nous aider à mieux comprendre le monde dans lequel nous entrerons ».

C'est beau, c'est très juste, mais où est la question du "comment" ?

Alors, avec la galerie inflorescences, depuis le début on propose un modèle nouveau, fractionner le coût de l'achat de l'oeuvre en 5 ou 10 cotisations (au choix), ainsi cela donne le temps à l'artiste qui produit sur commande une oeuvre pour vous. Dans la Grande Histoire de l'Art justement, des commanditaires qui connaissent le travail de tel ou tel artiste leur commandaient une ou plusieurs toiles et les payaient pendant cette période. Nous réutilisons ce modèle avec trois notions supplémentaires : _ Une parité absolue dans notre sélection

_ Rendre accessible un art exigeant et haut niveau (entre 24 et 75€ par cotisation au choix)

_ Avoir une attitude eco-responsable à chaque moment de notre relation, artiste-galerie et galerie-client.


Nous présentons ici des artistes, de manière à ce que vous sachez quel type d'oeuvre vous allez recevoir à la maison. Nous avons donc pris un peu d'avance par rapport aux injonctions du ministère à trouver des modèles nouveaux pour soutenir, l'art, la culture et les artistes, nous n'oublions pas aussi un élément important qui est la source de plaisir offert par ces objets qui sont de formidables sources d'évasion sans date de péremption.


L'Etat depuis plusieurs mois nous dit qu'il ne fera et ne pourra faire tout pour la culture, que la part individuelle dans ses habitudes de consommation de la culture devra compter pour plus de la moitié de l'effort collectif à faire pour éviter de voir ce secteur sombrer.


L'été est une période où généralement on pense un peu plus au soleil et un peu moins à la culture, cette année doit être un peu différente si l'on veut garder cette "exception culturelle à la française" auquel notre chauvinisme tient tant. Aussi, nous avons mis en place du micro don, du micro mécénat pour soutenir la communication pour nos artistes, la galerie, notre modèle, nos valeurs, alors que nous sommes privés des événements qui nous permettent de nous faire connaître d'ordinaire. Cet été beaucoup d'artistes et de structures n'ont pas les réserves du début d'année pour enjamber la période, nous n'avons pu être ni cigale ni fourmi, un peu taupe pour filer l'analogie, mais pas "au top" ...

Aussi c'est vrai la solidarité vers le monde culturel comptera aussi, le ministre n'a pas tord. (Pour faire un micro don dans l'esprit de la fable du colibri c'est ici , c'est dans lissé dans le temps et on l'arrête ce don par simple mail ou message via nos réseaux sociaux )


Pour autant, l'été ce n'est pas que la crise, que la Covid, et les brûlures du soleil, c'est aussi de beaux moments pour se retrouver et faire ensemble le monde que l'on veut pour demain, dans la joie et la bonne humeur.

Quelques bonnes nouvelles connues des biens faits de l'art :


La culture est une manière de s'épanouir parmi d'autres, bien que l'accès à l'art demeure un pilier essentiel pour de très nombreux psychiatres. En 2012, des neurobiologistes font l'expérience d'étudier le cerveau de volontaires visionnant des œuvres d'art. Le résultat montre que les zones stimulées sont les mêmes que celles qui régissent notre rapport à l'affection et à l'intime. Côtoyer même de manière fugace des œuvres d'art anime notre cerveau d'une manière très positive et participe donc à notre bien-être.


Dans ses travaux Richard Florida démontre combien être habitué à l'art dans son environnement immédiat augmente la productivité et la créativité au travail. Le test est réalisé sur deux groupes d' ouvriers d'une chaîne de montage, l'un à accès à des œuvres et un enseignement artistique l'autre n'en bénéficie pas. Après quelques semaines, le premier groupe est plus créatif lorsqu'il est confronté à des aléas, il met moins de temps à solutionner des dysfonctionnements et in fine a une meilleure cadence et performance au travail. Un magazine Lifestyle écrivait il y a peu "En effet, l’art abstrait libère notre cerveau de la domination de la réalité, ce qui lui permet de circuler au cœur de lui-même, de créer de nouvelles associations émotionnelles et cognitives, et d’activer des états autrement plus difficiles d’accès." Ce qui raisonne dans les sphères de la récompense de notre cerveau. Il est donc indéniable que de manière consciente ou non, avoir de l'art autour de soit fait du bien.


En 2015, le PDG controversé de Facebook, Mark Zuckerberg a annoncé qu’il donnait avec son épouse 99% de leurs actions à une entreprise caritative. La philanthropie n'est pas seulement l'apanage des très riches, c'est aussi et d'abord la volonté de faire un geste raisonné pour essayer (à notre mesure) de participer à un monde plus beau. Donner avec ou sans contre partie, renforce positivement notre rapport à nous même. L'autre aspect côté de la médaille, c'est l'aspect investissement, le magazine Capital nous expliquait par exemple que tant que les taux d'intérêt sont bas, l'investissement dans des artistes vivants et reconnus demeure parmi les trois meilleurs placements à recommander.


Et vous alors ? Quel sera votre monde d'après ? Avec plus ou moins de culture ? Que cela soit pour n'importe laquelle des raisons mentionnées plus haut, avec la galerie inflorescences nous croyons qu'on a tous quelque chose à gagner à (s') offrir de l'art.


Liens utiles :

_ Retour à la liste de nos artistes : ici _ Passez directement sur le formulaire de commande : ici _ Contribuez via le formulaire de micro don : ici


Et surtout : passez un bel été,





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